Tu m’as dit mon amour de ne plus m’effrayer,
Seulement révéler mon secret si pesant,
A présent que je dois enfin me confesser,
Mes mensonges pour toi auront un goût blessant.
Mais cette vérité, tu as à la connaître
Car tu m’as acceptée comme tu me crois être,
Une fille blessée, qui a frôlé la mort,
Confrontée à la peur, la honte et le remords.
J’ai la tentation à présent de me taire,
Et jouir du bonheur que tu veux me donner,
Car tu avais promis à jamais de tout faire
Pour que de cet enfer, je puisse m’échapper.
Tu voulais mettre fin à ce long cauchemar,
Pour guérir de ces maux, il n’est jamais trop tard,
Faire de moi la fée la plus épanouie,
Grâce à ma volonté, ta tendresse inouïe.
J’ai si peur d’échouer, pourrais-je être sauvée,
Car je n’ai pas vécu un simple rêve noir,
Aux flammes de l’enfer, je me suis abreuvée,
Vendue dès le matin, pour me droguer le soir.
Peut-on en revenir sans blessure béante,
Sans culpabilité, ni honte à éprouver,
Mais à jamais je te serais reconnaissante
Si tu pouvais enfin, m’aider à décrocher.