Toi la mer, mon amie, indomptable et sauvage
J'aime ton lit d'écume et les draps de tes flots,
Le tourment de tes eaux lorsque gronde l'orage,
Tu n'exprimes jamais tes sens à demi-mots.
Le sel de ta beauté à jamais eternelle,
Se magnifie du calme ou du temps agité,
Que tu sembles paisible ou même encor rebelle,
Jamais rien ni personne pourra te dompter.
Grâce au chant de tes vagues, le monde se berce,
S'énivre des embruns, tels des vapeurs d'encens,
Les marins à ta source, vivent la liesse
D'une vie de labeur qui dure au fil des ans.
Et sur leur fiers bateaux, ils oeuvrent en silence
Pour gagner leur pitance, dur moteur de vie,
Avec la mer ils ont tous fait voeux de romance,
Un adultère ami, nécessaire à la vie.
De tes vagues tu berces tous les continents,
Où nous autres humains, nous essayons de vivre,
En bonne intelligence sans trop de tourments,
Mais des hommes ingrats saignent ce monde libre.