Grâce à mère nature, un trait évocateur,
De ce lieu si plaisant, goûté sous le feuillage,
De la belle forêt, par un observateur,
Qui jouit de l'instant, sans éprouver ombrage.
Lui qui connut naguère cet endroit propice,
Ce havre d'escapade offert aux amoureux,
Il contemple les jeunes gens d'un oeil complice,
Les souvenirs jaillissent toujours chaleureux.
Des couples enlacés s'en vont en promenade,
Insouciants et fiers sous le ciel souverain,
Après s'être roulés dans l'herbe au ton de jade,
Certains vont s'embrasser au fond du souterrain.
Les pensées de notre homme vont vers la jeunesse
Qui s'isole pour vivre un peu d'intimité,
Avant de ressortir après quelque hardiesse,
Il se revoit lui-même avec sérénité.
Le plaisir, sans façon, illumine les yeux,
Plus d'une jeune fille ajuste son corsage.
Ils ont le coeur léger, main dans la main, heureux
Quand ils gagnent le bourg où tout devient plus sage.