Juste là devant moi, près de la clairière,
Je vois la jeune fille, un tableau si touchant,
Elle a dans le regard, comme une lumière,
A l’éclat pénétrant, flamboyant diamant.
Malgré l'obscurité, je distingue ses lèvres,
Joliment dessinées, des anges assoupis,
La lune offre à sa peau, de doux reflets mièvres,
Embrase ses cheveux, qu’elle a vraiment jolis.
Ils coulent en cascade, au creux de son épaule,
Colorés par de l’or, des nuances de feu,
Ondulant par instants, comme mus par le rôle
D’un acte de théâtre dont j’aime le jeu.
Se dévoilent alors, tant de regrets profonds
Que ses lèvres rougies ont eu à endurer,
De tristes souvenirs et de graves affronts
Causés par les brûlures d’un vent meurtrier.
Les affres de la vie, semblaient marquer sa peau
Griffée à tout jamais, aux crocs d’arbres noueux,
Déchirant son corps pur, qui fut pourtant si beau,
Le feu en farandole allumait ses cheveux.
Son regard, tristement, se brouilla d’une larme,
Mais elle me fixait, sans un mot, sans un cri,
J’avais le cœur battant, une douleur à l’âme.
Soudain, en un instant, elle fuit dans la nuit.